Les Piles intermédiaires

Le quotidien bordélique d'une traductrice à l'assaut des idées reçues. (Et des portes ouvertes, aussi, parfois.)

ImpÉcr #19
Les promesses de l’ombre

Les sous-titres qui parlent de traduction nous emmènent ce mois-ci dans Les promesses de l’ombre (David Cronenberg, 2007), une sombre histoire de mafia russe qui se passe à Londres. Je pique le premier paragraphe de présentation du film sur allocine.fr, puisqu’il me permet commodément de situer les captures d’écran qui suivent (dont les sous-titres sont signés Serge Grünberg) :

Bouleversée par la mort d’une jeune fille qu’elle aidait à accoucher, Anna [jouée par Naomi Watts]tente de retrouver la famille du nouveau-né en s’aidant du journal intime de la disparue, écrit en russe. En remontant la piste de l’ouvrage qu’elle tente de faire décrypter, la sage-femme rencontre Semyon [joué par Armin Mueller-Stahl]. Elle ignore que ce paisible propriétaire du luxueux restaurant Trans-Siberian est en fait un redoutable chef de gang et que le document qu’elle possède va lui attirer de sérieux problèmes…

Voici donc un premier face à face entre Anna et le pas-du-tout-inquiétant-Semyon :


Hmmm… « Saurais », vraiment ?




Anna (la naïve !) lui apporte donc le journal…






Eh bien Anna vit avec sa mère et son oncle Stepan (joué par Jerzy Skolimowski !), qui tombent sur le journal et commencent à s’en préoccuper sérieusement (jamais on ne s’est autant battu pour le traduire, ce journal, croyez-moi).













Dernière séquence ImpÉcr-ienne : ce cher Semyon vient rendre visite à Anna sur son lieu de travail pour lui livrer le résultat de la traduction du journal.





Pour la suite, ma foi, il faudra regarder le film.

Un film où on trouve aussi 1. Vincent Cassel affublé d’une étrange mèche rousse, presque aussi crédible en mafieux russe que Jean Dujardin en espion russe dans Möbius ; 2. le toujours fort sympathique Viggo Mortensen qui m’est encore plus sympathique depuis que Pierre-de-La-poutre-dans-l’oeil a tweeté, il y a quelques semaines :


… ce qui a restauré – un peu – ma foi dans l’humanité en ces temps de bilingogalvaudamanie. L’article, consacré aux acteurs qui jouent dans une langue étrangères, plus généralement, est par là.

Boucle bouclée, mission accomplie. Sur ce, je vous laisse pour aller terminer mon marathon de traduction zoosanitaire, m’écrouler et prendre quelques jours de vacances que l’on a coutume de qualifier de bien mérités. À dans quelque temps…


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