Les Piles intermédiaires

Le quotidien bordélique d'une traductrice à l'assaut des idées reçues. (Et des portes ouvertes, aussi, parfois.)

« Et maintenant, Petite fleur« 

Une paire de chaussures de marche, quelques Billy Wilder, le Mont Rose, des Kafka jaunis, un vélo ou peut-être deux ou trois, des homards que tu plonges dans une cocotte-minute avec des gants de ski, « That’s MY steak, Valance », les Partitas par Scott Ross, les Vosges, les Vosges, toujours les Vosges, ta tondeuse à gazon qui ne veut pas démarrer, un chapeau tyrolien, la flamme bleue et les skis à farter, le vieux logo sur les bonnets promotionnels, Miles Davis, la fleuriste qui refuse de te vendre vingt roses pour mes vingt ans « parce que c’est un nombre pair, Monsieur, ça ne va pas du tout », Humphrey, Humphrey, toujours Humphrey, une bouteille de Château Coutet, Clark Gable, la cravate agrumes sur fond bleu ciel, le Ciné-club, les fausses traces du lapin de Pâques dans la neige fraîche, la cassette info pour enregistrer le JT de TF1, et puis, et puis, le disque où Bechet annonce « Et maintenant, Petite fleur« .

Dix ans à me demander ce que tu penserais de tout ça si tu étais encore là.

Je t’embrasse, tu nous manques tellement.

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