Les Piles intermédiaires

Le quotidien bordélique d'une traductrice à l'assaut des idées reçues. (Et des portes ouvertes, aussi, parfois.)

ImpÉcr #5
Le roman-photo de janvier

Dans la série « les sous-titres parlent de traduction« , un billet roman-photo ce mois-ci – car oui, le roman-photo est une forme narrative tristement et injustement négligée de nos jours, et oui, il est temps de lui rendre hommage. L’idée ne vient à vrai dire pas de votre blogueuse dévouée, mais de ma complice Tiz qui m’a aimablement envoyé cette copieuse série de captures d’écran issues du DVD de Je l’aimais, un film de Zabou Breitman avec Daniel Auteuil que je n’ai pas vu inspiré d’un roman d’Anna Gavalda que je n’ai pas lu (hem) (mais j’aime beaucoup Zabou Breitman, bien que j’aie quelques préventions épidermiques contre Daniel Auteuil). Et les arrêts sur images qui suivent montrent donc le sous-titrage à destination des sourds et malentendants de ce film français (pour tout savoir sur les codes couleurs de ce type de sous-titrage, lecteur novice du S&M de ce blog, clique par ici).

Je pique allègrement son résumé à Allociné en ajoutant quelques menues précisions entre parenthèses :

En une nuit, Pierre (un homme d’affaire joué par Daniel Auteuil) va partager avec sa belle-fille Chloé ce grand secret qui le hante depuis vingt ans, celui qui le mit face à lui-même, à ses contradictions et à ses choix, à son rôle d’homme et à ses manques. Le secret de cet amour pour Mathilde (une interprète interprétée (hihi) par Marie-Josée Croze), pour lequel il n’a pas tout abandonné, choisissant une route plus sûre et plus connue. En une nuit, nous saurons la vie d’un homme qui n’osa pas.

Tiz ajoute en guise de contexte :

Dans une première scène, on le voit, homme d’affaires, tenter de vendre ses services à des industriels chinois, aidé de l’interprète dont il tombe immédiatement amoureux. Les Chinois parlent anglais, langue dont Auteuil ne connaît que quelques mots.

Dans une autre scène, on le voit avec l’interprète dans un bar, il s’extasie sur sa compétence.

Allez zou, vous en savez assez pour suivre la dix-huitaine de captures d’écran qui suit. Merci Tiz !

*******

(À quand un grand revival du roman-photo sous forme sous-titrée, je vous le demande ?)

La prochaine fois, retour à la formule nettement moins palpitante des billets précédents, mais avec Sean Connery dedans si vous êtes sages.

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