Les Piles intermédiaires

Le quotidien bordélique d'une traductrice à l'assaut des idées reçues. (Et des portes ouvertes, aussi, parfois.)

Des plaisirs insoupçonnés de la grammaire et de la conjugaison (un billet funky pour démarrer la semaine du bon pied)

Au lieu de vous dire « pas le temps – pas le temps – pas le temps – pas le temps… », je vous propose ce soir un billet express sur la grammaire et la conjugaison. Chouette, nan ? Ne le nie pas, lecteur déjà passionné de ce blog, je vois d’ici que se dessine lentement dans ton esprit quelque chose qui ressemble à ça :

Mais qui a dit que la grammaire et la conjugaison devaient forcément être rébarbatives et ternes ?

1. Je vous invite à découvrir un texte de Jean-Pierre Minaudier assez long mais fort savoureux, intitulé « De l’amour des grammaires », hommage enflammé aux grammaires du monde entier.


2. Si vous cherchez quelque chose à feuilleter dans le métro (ou à bord de tout autre moyen de transport, cela va de soi, bien que la lecture en bobsleigh soit dit-on déconseillée), le grand classique de Jean-Louis Fournier, Grammaire française et impertinente est toujours disponible en librairie. Il contient des exemples édifiants permettant de se souvenir à tout jamais des multiples règles de la grammaire française – le tout est agrémenté d’illustrations fort bienvenues dans un manuel de grammaire.

Les adjectifs qualificatifs expriment une qualité.

Exemple :
Ambiance lourde au couvent : mère Marie de la Crucifixion soupçonne soeur Jeanne de la Rédemption de s’être servie de son vernis à ongle.

La qualité de l’ambiance du couvent est d’être lourde.

3. Enfin voici une découverte toute récente (commandée mais pas encore lue, pour tout vous avouer), un ouvrage destiné à réconcilier le lecteur avec les tristes manuels de conjugaison de son enfance : le Précis de conjugaisons ordinaires (tentative d’étirement du français figé), publié en 2006 aux éditions Xavier Barral et signé Florence Inoué, David Poullard et Guillaume Rannou (respectivement graphiste, typographe et acteur). Le principe ? Extraire une locution du langage quotidien (exemple : « ça va de soi »), mettre le verbe à l’infinitif (« aller de soi »), puis conjuguer ce dernier à toutes les personnes, modes et temps de la langue française (je vais de moi, tu vas de toi… je fusse allé(e) de moi, tu fusses allé(e) de toi… va de toi ! allons de nous !, etc., etc.). Un exercice parfaitement inutile mais hautement rafraîchissant.

Sur ce, bon début de semaine !

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